Une TPE ou une PME des Alpes-Maritimes n'a pas besoin d'un arsenal pour être nettement mieux protégée. Elle a besoin de faire les bonnes choses dans le bon ordre. Voici les mesures que nous mettons en place en priorité chez les entreprises que nous suivons à Nice, Cannes, Antibes, Grasse, Sophia Antipolis ou Carros, classées selon ce qui évite le plus de dégâts pour le moins d'effort.
Pourquoi les petites entreprises sont aussi visées
Beaucoup de dirigeants pensent que leur entreprise est trop petite pour intéresser des pirates. Les chiffres disent le contraire. En 2025, le dispositif national Cybermalveillance.gouv.fr a accompagné près de 28 000 entreprises et associations victimes, un nombre en hausse de 73 % en un an.
Les attaques les plus fréquentes ne sont pas les plus spectaculaires. Pour les entreprises, le premier motif d'appel à l'aide est le piratage d'un compte (21 % des cas), devant l'hameçonnage (environ 16 %) et la fraude au virement (13,5 %, en hausse de 93 %). Le rançongiciel, qui bloque tous les fichiers, arrive en quatrième position, mais reste le plus destructeur.
Autrement dit, les pirates visent d'abord ce qui est facile : un mot de passe réutilisé, une messagerie sans double authentification, un comptable qui change un RIB sur simple demande par mail. C'est donc par là qu'il faut commencer.
Priorité 1 : protéger les comptes, à commencer par la messagerie
La messagerie est la clé de tout : c'est par elle qu'on réinitialise les autres mots de passe, qu'on reçoit les factures et qu'on échange avec la banque. Un compte de messagerie piraté permet d'envoyer de fausses demandes de virement au nom de l'entreprise, à ses propres clients.
La mesure la plus efficace est la double authentification : en plus du mot de passe, un code ou une validation sur le téléphone est demandé. Un mot de passe volé ne suffit alors plus. Sur Microsoft 365, elle s'active pour tous les comptes, et l'accès conditionnel permet d'aller plus loin, par exemple en bloquant les anciennes méthodes de connexion qui ne la supportent pas.
- Activer la double authentification sur la messagerie, puis sur la banque, le logiciel de comptabilité et les outils en ligne.
- Un mot de passe différent par service, long plutôt que compliqué : une phrase de plusieurs mots est plus solide qu'un mot court plein de symboles.
- Un gestionnaire de mots de passe d'équipe, pour partager les accès sans les écrire sur un post-it ou dans un tableur.
- Des comptes administrateurs séparés des comptes de tous les jours, et réservés à quelques personnes.
- Fermer les accès d'un salarié le jour de son départ : messagerie, VPN, logiciels en ligne, mots de passe partagés.
Priorité 2 : des sauvegardes qui survivent à une attaque
Une sauvegarde sur un disque branché en permanence au serveur, ou sur un NAS accessible depuis tous les postes, sera chiffrée en même temps que le reste par un rançongiciel. Une sauvegarde utile est une sauvegarde que l'attaquant ne peut pas atteindre.
La règle de référence est la règle 3-2-1 : trois copies des données, sur deux supports différents, dont une hors des locaux. Cybermalveillance.gouv.fr recommande aussi de garder une copie sur un support déconnecté après la sauvegarde.
- Sauvegarder les serveurs, les postes qui contiennent des données, et prévoir une solution pour Microsoft 365 : la corbeille de Microsoft ne remplace pas une vraie sauvegarde.
- Garder au moins une copie hors ligne ou non modifiable.
- Vérifier chaque jour que les sauvegardes ont réussi, et pas seulement qu'elles sont programmées.
- Faire un essai de restauration au moins une fois par an : c'est le seul moyen de savoir combien de temps il faudra pour repartir.
Priorité 3 : des équipements à jour et surveillés
La plupart des intrusions passent par une faille déjà connue et déjà corrigée par l'éditeur, mais pas encore installée. Les mises à jour de sécurité doivent donc être appliquées rapidement, sur les postes, mais aussi sur ce qu'on oublie souvent : le pare-feu, la box, le NAS, le serveur, les accès à distance.
Un poste sous un Windows qui ne reçoit plus de correctifs, un NAS jamais mis à jour ou un bureau à distance ouvert directement sur Internet sont des portes d'entrée classiques. Un antivirus professionnel à jour sur chaque poste et un pare-feu correctement réglé complètent le dispositif.
- Faire la liste du matériel : postes, serveurs, NAS, pare-feu, imprimantes, téléphones professionnels.
- Remplacer ce qui n'est plus maintenu par le fabricant.
- Ne jamais exposer un accès à distance sans VPN et sans double authentification.
Priorité 4 : sécuriser les virements et les échanges par mail
La fraude au virement ne demande aucune compétence technique : un faux fournisseur annonce un changement de RIB, un faux dirigeant demande un virement urgent et confidentiel. La parade est d'abord une règle interne, appliquée sans exception.
- Tout changement de coordonnées bancaires est vérifié par téléphone, au numéro habituel du fournisseur, jamais à celui qui figure dans le mail.
- Les virements inhabituels ou urgents sont validés par deux personnes.
- Le domaine de messagerie de l'entreprise est protégé par les enregistrements SPF, DKIM et DMARC, qui rendent plus difficile l'envoi de faux mails à votre nom.
- Un bandeau « Externe » signale dans Outlook les messages venus de l'extérieur, ce qui aide à repérer un faux collègue.
Priorité 5 : former l'équipe et préparer le jour où ça arrive
Une équipe qui sait reconnaître un message piégé et qui ose dire « j'ai cliqué » fait gagner des heures précieuses. Une sensibilisation courte, avec des exemples réels, vaut mieux qu'un long règlement que personne ne lit.
Il faut aussi savoir à l'avance qui appeler et quoi faire. Une page imprimée suffit : le numéro du prestataire informatique, celui de la banque et de l'assureur, les premiers gestes, et l'adresse 17cyber.gouv.fr. Le jour d'une attaque, la messagerie et les fichiers peuvent être inaccessibles.
Ce que LAN & WAN fait pour les entreprises du 06
Depuis 2010, LAN & WAN suit plus de 1200 ordinateurs dans les TPE et PME des Alpes-Maritimes et de Monaco, depuis Carros. Nous commençons généralement par un audit de sécurité pour établir vos priorités, puis nous mettons en place ce qui manque : sécurisation de Microsoft 365 (double authentification, accès conditionnel, SPF, DKIM, DMARC), pare-feu et VPN, mises à jour et supervision des serveurs et des NAS, sauvegardes 3-2-1 supervisées avec Safebox, coffre de mots de passe d'équipe avec KeyBox, surveillance de la messagerie avec Shield 365 et sensibilisation de vos équipes.
Pour savoir par où commencer chez vous, appelez-nous au 04 93 20 39 86, du lundi au vendredi. Le premier échange est offert.
Sources
- Cybermalveillance.gouv.fr : les 10 mesures essentielles pour votre cybersécurité (27 octobre 2026)
- Cybermalveillance.gouv.fr : rapport d'activité 2025 (menaces visant les entreprises, baromètre des TPE-PME)
- Cybermalveillance.gouv.fr : la sécurisation du télétravail (sauvegardes hors ligne, accès distants, mises à jour) (9 juin 2026)
