L'hameçonnage, ou phishing, reste l'une des premières causes de piratage dans les entreprises. Les messages piégés ne sont plus truffés de fautes : ils reprennent votre nom, votre numéro de client, parfois votre IBAN. Voici les scénarios qui circulent réellement, ceux que nous voyons arriver dans les boîtes de nos clients de Nice, Cannes, Antibes ou Menton, et comment les reconnaître.
L'hameçonnage, c'est quoi exactement ?
Un message (mail, SMS, appel, message WhatsApp, QR code) se fait passer pour un organisme de confiance afin de vous faire faire quelque chose : cliquer sur un lien, saisir un mot de passe, donner un code, payer, ou rappeler un faux numéro. Le but final est presque toujours de prendre le contrôle d'un compte ou de détourner de l'argent.
En 2025, l'hameçonnage était le deuxième motif de demande d'aide des entreprises auprès de Cybermalveillance.gouv.fr, et le piratage de compte, qui en découle souvent, le premier. Le dispositif public note deux évolutions : les messages sont de plus en plus personnalisés, grâce aux données volées lors de fuites massives, et les escrocs utilisent l'intelligence artificielle pour traduire et soigner leurs textes. Une orthographe parfaite ne prouve donc plus rien.
Les scénarios qui visent les entreprises en ce moment
Les arnaques changent de costume, mais reviennent aux mêmes ressorts : l'urgence, l'autorité, la curiosité ou la peur. Voici celles qui reviennent le plus souvent.
- Le faux colis. Un SMS signale un problème de livraison et demande 1 ou 2 euros pour réacheminer le paquet. Variante récente : un simple « Bonjour, vous êtes chez vous ? ». Si vous répondez, les messages suivants contiendront des liens cliquables.
- La fausse facture ou le changement de RIB. Un fournisseur, parfois réel et piraté, envoie une facture avec de nouvelles coordonnées bancaires. C'est la porte d'entrée de la fraude au virement, en très forte hausse.
- Le faux document partagé. Un mail annonce un document à consulter : courrier recommandé électronique, acte de notaire, devis, facture. Le lien mène à une fausse page de connexion Microsoft 365 qui vole votre mot de passe.
- Le faux message de sécurité Microsoft 365. Changement de mot de passe obligatoire, boîte pleine, compte bientôt suspendu : même but, voler vos identifiants de messagerie.
- Le QR code piégé. Dans un mail, il remplace le lien pour échapper aux filtres : un faux code de confirmation de connexion Office 365, par exemple. Il circule aussi sur papier, collé sur un parcmètre, une borne de recharge ou un faux avis de passage.
- Le faux support technique. Une fenêtre bloque l'écran, annonce un virus et affiche le numéro d'un faux support Microsoft ou Apple. Au téléphone, l'escroc demande à prendre la main à distance, puis à être payé.
- Le faux conseiller bancaire. Un appel, souvent après un SMS, signale une opération suspecte et vous pousse à valider vous-même une opération ou à donner un code reçu par SMS.
Les signes qui doivent vous alerter
Aucun signe n'est suffisant à lui seul, mais plusieurs ensemble doivent vous faire lever le pied.
- Une urgence ou une menace : paiement immédiat, compte bloqué, amende majorée, colis renvoyé.
- Une demande de mot de passe, de code reçu par SMS ou de coordonnées bancaires. Aucun organisme sérieux ne les demande par mail ou par téléphone.
- Une adresse d'expéditeur qui ne correspond pas au nom affiché, ou un domaine presque identique au vrai, à une lettre près.
- Un lien qui mène ailleurs que ce qu'il annonce : survolez-le avec la souris sans cliquer, ou faites un appui long sur le téléphone, pour voir la vraie adresse.
- Une pièce jointe inattendue, ou une page de connexion qui s'ouvre alors que vous étiez déjà connecté.
- Un changement d'habitude : nouveau RIB, nouveau numéro de téléphone, demande confidentielle « à ne pas évoquer avec les collègues ».
Les bons gestes au quotidien
Dans une petite structure, la meilleure protection est souvent une habitude partagée par toute l'équipe, plus qu'un logiciel.
- Ne jamais communiquer un code de double authentification ou un code reçu par SMS, quelle que soit la personne qui le demande.
- Aller sur le site d'un service en tapant soi-même son adresse, plutôt qu'en suivant un lien reçu.
- Ne jamais laisser quelqu'un prendre la main à distance sur un poste sans être sûr de qui il est. Votre prestataire informatique ne vous appelle pas à l'improviste pour un virus.
- Signaler les mails douteux sur Signal Spam, les SMS au 33700 et les sites frauduleux sur Phishing Initiative.
- Prévenir tout de suite le responsable ou le prestataire informatique, sans crainte de reproches : un clic signalé en cinq minutes est rarement grave.
Vous avez cliqué ou saisi un mot de passe : que faire ?
- Prévenez immédiatement votre prestataire informatique ou votre responsable.
- Changez le mot de passe du compte concerné depuis un autre appareil sain, et partout où vous utilisiez le même.
- Si des coordonnées bancaires ont été données ou si un virement est parti, appelez votre banque sans attendre.
- Si quelqu'un a pris la main sur votre poste, débranchez-le du réseau et ne l'utilisez plus avant vérification.
- Conservez le message et des captures d'écran : elles serviront pour la plainte et pour l'analyse.
- Faites le diagnostic sur 17cyber.gouv.fr et, en cas de préjudice, déposez plainte.
Ce que LAN & WAN met en place contre l'hameçonnage
Chez nos clients des Alpes-Maritimes et de Monaco, nous combinons plusieurs protections : double authentification et accès conditionnel sur Microsoft 365, pour qu'un mot de passe volé ne suffise pas ; enregistrements SPF, DKIM et DMARC pour limiter l'usurpation de votre domaine ; bandeau « Externe » dans Outlook ; et Shield 365, notre service de protection et de supervision de la messagerie Microsoft 365, qui surveille votre messagerie avec des alertes toutes les 15 minutes et un rapport hebdomadaire à la direction.
Nous organisons aussi des séances de sensibilisation avec des exemples réels, adaptées à votre activité. Pour en parler, appelez-nous au 04 93 20 39 86 : le premier échange est offert.
Sources
- Cybermalveillance.gouv.fr : que faire en cas de phishing ou hameçonnage ? (26 octobre 2026)
- Cybermalveillance.gouv.fr : le « quishing », l'hameçonnage par QR code (10 août 2026)
- Cybermalveillance.gouv.fr : comment faire face à l'arnaque au faux support technique ? (23 octobre 2026)
- Cybermalveillance.gouv.fr : rapport d'activité 2025 (grandes tendances de l'hameçonnage)
